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Témoignage de Nathalie Millot : « Ce que je voudrais vraiment, c’est faire de la co-construction et la systématiser »

Nathalie Millot est responsable de la médiathèque communautaire de Beaucamps-le-Vieux (80). En tant que participante à la formation-action "Sciences pour Toutes et Tous" (SPTT) coordonnée par Ombelliscience, elle a été interviewée par Ombelliscience le 9 janvier 2026. Elle raconte son cheminement pour être plus inclusive dans sa manière de travailler et de partager les sciences.

Marie Lemay pour Ombelliscience : Pouvez-vous présenter votre structure en quelques mots et expliquer en quoi elle a un lien avec la culture scientifique ?

Nathalie Millot : la médiathèque communautaire de Beaucamps-le-Vieux fait partie du réseau de lecture publique de la Communauté de Communes Somme Sud-Ouest qui s’étend sur un territoire de 39 000 habitants, 119 communes et 909 km2 au sud-ouest d’Amiens. Ce réseau est composé de 7 médiathèques communautaires et d’une bibliothèque municipale. Notre lien aux sciences passe par le fait que nous proposons des livres dédiés aux sciences pures et aux sciences et techniques et que nous avons vocation à contribuer à la formation des individus tout au long de la vie. A ce titre, organiser des actions de médiation autour de ces collections scientifiques est un de nos rôles. On le fait en participant à la Fête de la science depuis de nombreuses années et certaines bibliothèques du réseau animent même des clubs science.

ML : C’est quoi pour vous l’inclusion en général ?

NM : c’est écouter et parler à tout le monde en veillant à ce que le message puisse être reçu. C’est aussi aller chercher les publics qui ne viennent pas et s’adapter ou adapter son discours.

ML : Selon vous, les sciences sont-elles naturellement inclusives ? Pourquoi ?

NM : pour moi les sciences sont quand même peu inclusives. Même si elles constituent l’ensemble de connaissances dont les individus peuvent avoir besoin à un moment pour se maintenir en vie ou comprendre le monde dans lequel ils vivent, elles excluent par leur langage trop technique, parce qu’elles nécessitent souvent des pré-requis et qu’elles demandent du temps. Et puis, il faut du temps pour acquérir de nouvelles connaissances : se concentrer, faire preuve d’attention, ce n’est pas forcément léger, cela requiert un engagement. Comprendre ce n’est pas quelque chose qu’on peut faire en survolant, c’est plus exigeant que de lire de la fiction : la fiction tu peux la survoler avec légèreté, c’est une distraction. Les sciences ça demande un engagement cognitif.

ML : Au sein de votre structure, quel a été le 1er pas concret pour être dans une démarche plus inclusive ?

NM : mon premier pas ça a été de mettre en pratique le focus groupe(1) auprès des personnes exclues des sciences. En plus de cela, je souhaite me baser sur le questionnement des individus, prendre le temps d’aller à leur rencontre dans des temps propices pour les écouter, comprendre ce qui peut les intéresser et imaginer des activités plus adaptées à eux. Ce que je voudrais vraiment c’est faire de la co-construction et la systématiser. Le club sciences que je propose pour les jeunes répond à une demande de leur part. Mais pour les adultes, c’est plus compliqué de trouver le format qui leur plaira. Il faut pouvoir les rencontrer, pouvoir aller parler à plein de gens, dans plein de lieux. Ce que j’aimerais, c’est faire intervenir un scientifique au PMU par exemple, mais comme ce n’est pas un lieu que je fréquente, il y a des choses à anticiper avant… Pour parler à plein de gens différents il faut aller les côtoyer là où ils sont et peut-être qu’après ils viendront dans les lieux culturels… Mais ça nécessite énormément de temps et de la patience.

ML : Que vous a apporté l’accompagnement par Ombelliscience et le collectif de professionnel·les qui se forment à vos côtés dans le programme "Science pour toutes et tous" ?

NM : ça m’a apporté beaucoup parce qu’on a vécu les mêmes choses pendant 3 ans avec des gens d’univers très différents. On a tissé des liens, on a vécu des moments de vie. Sur les regroupements régionaux(2), on est sortis de notre quotidien, ce ne sont pas les mêmes types de relations qu’on développe que lors d’une formation d’une journée.

Les contenus de formation étaient très intéressants. Être mis en situation, expérimenter nous-mêmes les outils, c’est un vrai plus. Ça nous a rappelé la nécessité de "descendre de vélo pour se regarder pédaler" et être plus en posture réflexive et de recul par rapport à nos actions. J’ai appris beaucoup de choses. Je valide autant la forme que le fond. Dans les outils que je retiens, aux côtés de beaucoup d’autres, il y a la méthode du focus-groupe et le « [Kadeiloscope](_blank ». J’ai aussi été marquée par la formation initiale avec Catherine Oualian de l’Ecole de la Médiation : ça m’a ouvert les yeux sur certaines réalités.

ML : Si c’était à refaire, que feriez-vous différemment… À votre niveau, au sein de votre structure, et au niveau de l’accompagnement proposé par Ombelliscience ?

NM : je ne changerais rien à part la dropbox(3) : j’aurais préféré qu’on ait un vrai serveur pour se partager les ressources. Et j’aurais aussi voulu participer avec une collègue de mon réseau. C’est facilitant d’être au moins deux dans ce type de démarche pour pouvoir se nourrir, se soutenir.

Cela a été très enrichissant d’aller voir les autres professionnelles dans leurs structures [lors des regroupements régionaux], de voir d’autres formats de médiation et de voir comment ils travaillent.

Merci à Ombelliscience, merci à la Région et à la DRAC qui ont financé ce programme parce que c’est vraiment nécessaire !


(1) Les focus groupes ou entretiens collectifs sont une méthode d’enquête utilisée dans le cadre de la formation-action SPTT pour recueillir la parole et les usages et attentes des personnes qui sont exclues des sciences et techniques. Vous pourrez retrouver le rapport de cette enquête ainsi qu’une présentation de la méthodologie utilisée ici

(2) Lors des deux dernières années, les professionnelles se sont regroupées toutes et tous au moins deux fois par an sur des sessions de deux jours à chaque fois : deux jours en février et deux jours en novembre. L’occasion de poursuivre la formation, de faire venir des témoins, de faire de l’échange de pratiques et de construire un groupe soudé.

(3) Pour le partage d’outils et ressources à destination des professionnelles, Ombelliscience utilisait une dropbox où étaient déposés les documents.

Photo © Clément Foucard / Ombelliscience

Publié le 13 mai 2026

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"Alliances et hybridations : où se joue la capacité d’agir ?" : près de 80 personnes présentes à la 4ème Rencontre des directeurs et directrices de l’Amcsti

Depuis 2023, en complément du Congrès de l’Amcsti (Association des musées et centres pour le développement de la culture scientifique, technique et industrielle), la Rencontre des directeurs et directrices est un moment clé favorisant les réflexions stratégiques sur les enjeux qui traversent la culture scientifique.

Ainsi, les 30 et 31 mars 2026, près de 80 directrices et directeurs de structures de culture scientifique se sont retrouvé·es au Musée des arts et métiers à Paris. Organisés par l'Amcsti, ces 2 jours ont permis d’échanger sur le thème : "Alliances et hybridations : où se joue la capacité d’agir ?".

Les structures de culture scientifique évoluent dans un environnement marqué par l’hybridation de l’offre, des projets, des partenariats et des modèles économiques. Les alliances et croisements se multiplient, souvent par nécessité, parfois par stratégie.

Cette rencontre proposait de questionner ces dynamiques : Où renforcent-elles réellement la capacité d’agir ? Où la fragilisent-elles ? Et comment les organiser pour gagner en lisibilité, en visibilité et en autonomie ? L’objectif était d’éclairer les arbitrages et de dégager des repères utiles pour le réseau.

Dans ce cadre, Raphaël Degenne, directeur d'Ombelliscience et membre du bureau de l’Amcsti, a animé l'atelier intitulé "Hybridation de l'offre : comment coopérer par complémentarité ?", qui s’est déroulé en 2 sessions pour 32 personnes au total.

Tables rondes, conférences, ateliers… Cette 4ème Rencontre des directeurs et directrices confirme qu’il est possible de coopérer sans perdre en lisibilité ni en autonomie. Les repères dégagés collectivement ces deux jours nourriront le futur plan stratégique à venir au sein du réseau national de culture scientifique.

Publié le 28 avril 2026

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Que se passe-t-il au sein des Parcours Super Espèces hors temps scolaire ?

La saison 3 des Parcours Super Espèces bat son plein. Ces parcours sensibilisent des jeunes, de 6 à 14 ans, aux enjeux territoriaux de la biodiversité en Hauts-de-France.

Ils sont animés par le GRAINE Hauts-de-France dans un cadre scolaire et par Ombelliscience hors du cadre scolaire, en partenariat avec la DREAL Hauts-de-France et financés par le préfet de la région Hauts-de-France.

Les parcours en temps scolaire, coordonnés par le Graine, associent 15 établissements scolaire, sélectionnés suite à un appel à projet. Ce dispositif permet d’initier les établissements scolaires à l’Éducation au développement durable (EDD) et les invite à ancrer la démarche sur le long terme avec d’autres dispositifs tels que les aires éducatives.

Ombelliscience coordonne, dans le cadre du volet hors temps scolaire, 8 parcours avec des membres de son réseau, principalement des médiathèques (au nombre de 4), mais aussi 1 accueil de loisir, 2 centres sociaux et le service culture d’une communauté de communes. (voir cet article).

Cette saison, ce sont 76 jeunes et 8 adultes qui participent aux parcours Super Espèces hors temps scolaire.

Une date à retenir : le mercredi 6 mai. C’est le grand chassé-croisé de la biodiversité dans les Hauts-de-France.

À cette date, plus de 60 jeunes volontaires accompagnés par les naturalistes et acteurs et actrices culturel·les réaliseront des relevés d’empreinte, découvriront la nature, dessineront dans le cadre de 6 séances menées dans 6 parcours Super Espèces hors temps scolaire.

À cette date le parcours de Nesle dans la Somme débutera à son tour leurs premières séances. Tandis que la dernière séance du parcours de Tergnier se déroulera en forêt de Saint-Gobain !

L’outil de médiation bâche Biodiversité de nos campagnes conçue par la DREAL a été empruntée par les parcours du Vimeu et de Nesle pour une utilisation pédagogique avec les jeunes participant aux 2 parcours.


Dans l’Aisne

Sissonne

Ce parcours Super Espèces (qui comprend 7 séances plus 1 temps de restitution) est coordonné par la médiathèque située dans les locaux de la Maison de vie sociale « Le Grain de Sel ». Il s’agit là d’une première participation au dispositif après avoir accueilli en 2025 un module de « l’exposition Pop up et accueilli un événement de la Fête de la science sur le thème « Les Intelligences ». Les 10 jeunes volontaires participant au parcours viennent de l’Institut médico éducatif de la commune.

La première séance s’est déroulée le 1er avril, avec l’intervention d’Eric Jarroz, naturaliste et directeur de la Maison de la Nature située à Boult-au-Bois dans les Ardennes.

Durant cette après-midi humide, le groupe n’a pas pu observer de papillons (espèce retenue), durant la sortie naturaliste dans la zone humide toute proche de la médiathèque. Le naturaliste leur a montré des espèces plus rustiques telles des coccinelles mais aussi des bourdons, abeilles sauvages (osmies) et un crustacé (cloporte).

  • Prochains rendez-vous :

Séances naturalistes menées par Eric les 12 et 28 mai

Les séances culturelles seront animées prochainement par 2 naturalistes :

Vincent Gavériaux (auteur illustrateur et photographe naturaliste et membre du Groupe ornithologique et naturaliste) les 7 et 21 mai. Il accompagne les participants qui dessineront au crayon une représentation réaliste de deux super espèces déterminées en fonction de leurs découvertes lors des sorties naturalistes prévues dans le projet.

Elena Gontcharova de l’atelier Asterisque accompagne au cours de 2 séances le groupe à la réalisation d’un carnet à la japonaise qui intégrera les dessins et photos réalisés par les jeunes lors des séances menées par Vincent.

Le temps de restitution a lieu le vendredi 26 juin dans l’après-midi dans les locaux de la Maison de vie « Le Grain de sel ».

Tergnier

Le second parcours Super Espèces hors temps scolaire de l’Aisne se déroule sur 7 séances (et 1 temps de restitution) au sein du Centre social « Au Fil de l’Eau » (avec un groupe parent enfant) et dans plusieurs lieux de la Forêt de Saint-Gobain.

Pour cette 3ème édition des parcours Super Espèces, Ombelliscience a sollicité deux agents (Laurie Richard et Raphaël Allaguillaume) de l'Agence Territoriale de Compiègne - Office national des Forêts.

Laurie, cheffe de projet accueil du public et référente du réseau animateur est intervenue en février et avril tandis que Raphael est intervenu en mars et interviendra le 6 mai pour clore le parcours. Avec les 2 intervenants, des focus ont été faits sur les mares, lieux importants de biodiversité qui sont étudiés sur 4 parcours sur les 8 de l’année 2025-2026. Le 4 mars Raphael et le groupe de jeunes sur la mare de la Forêt de Coucy-Basse (classée en zone naturelle 2000) ont observé entre autres de nombreuses pontes de grenouilles vertes.

  • Prochain rendez-vous : le 6 mai pour la dernière intervention de Raphael de l’ONF.

Restitution le 10 juin au Centre « Au Fil de l’eau » en présence du groupe et présentation des compositions Ikébana conçues avec l’artiste Plasticienne Laurence Aellion.

Dans le Nord

Cambrai

Pour cette 3ème édition, le centre social R’Generation a choisi de travailler (en 6 séances) sur le jardin qui jouxte le centre social puisque dans ce dernier se trouve une mare. Ce choix permet au centre de finaliser un cycle commencé en 2023-2024 dans la forêt de Raismes, puis l’année suivante dans la coulée verte et enfin dans le jardin cette année.

Il s’agit pour Michael Dupire et Marine Priat de montrer aux jeunes de l’accueil loisirs que la sensibilisation à la biodiversité peut se faire au plus proche du lieu de vie des jeunes. À terme, l’objectif est de labelliser le jardin, refuge Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Cette année Pauline Lesniewski, chargé de missions d’éducation à l’environnement à la Ligue pour les Oiseaux du Nord, sera en charge des animations naturalistes. Hélène Cys réalisatrice & photographe naturaliste au sein de l’association Buena Vista Vidéo Club réalise avec les jeunes une vidéo éducative sur l'accueil de la biodiversité dans le jardin du centre.

La 4ème séance est programmée le 29 avril : il s’agit de la 2ème séance commune aux 2 intervenantes. C’est une séquence de tournage avec les jeunes comportant plusieurs sujets. Hélène utilisera une maquette LPO pour expliquer l'accueil de la biodiversité dans un jardin, la mise en place du protocole scientifique (ex : pose de nichoirs, abri à hérisson, mise en place d'une prairie fleurie, protocole de la vie du sol).

  • Prochains rendez-vous :

-6 mai : nouvelle intervention commune des 2 intervenantes pour finaliser le tournage de la vidéo

-27 mai : intervention d’Hélène Cys pour tournage de séquence supplémentaire au besoin avec les jeunes.

Restitution le mercredi 17 juin en présence de Pauline de la LPO pour une animation.

Dans l’Oise

Bresles

Cette saison marque le retour d’un parcours dans l’Oise. Comme lors de la saison précédente, Ombelliscience travaille en direct avec un accueil loisirs, celui de la commune de Bresles. Sur ce parcours ce sont les naturalistes qui accompagneront les jeunes à la mise en récit de leur restitution (exemple : relevé d’empreinte, anthotype, cranothèque, conception d’herbier, tirage photo…)

  • Prochains rendez-vous :

-Les 29 avril et 27 mai : Interventions sur le Mont César de Marion Delporte, chargée de mission natura 2000 et biodiversité - Communauté d’Agglomération du Beauvaisis-Direction du Paysage.

-Le 6 mai : Association amis de la forêt AFODHEZ ; plusieurs bénévoles proposent une journée de découverte de la biodiversité locale (observation des plantes, arbustes et arbres, découverte des invertébrés et autres espèces…).

-Les 20 mai et 3 juin : interventions d’Alice Hénique, technicienne zones humides au Syndicat des intercommunalités de la Vallée du Thérain. Ces interventions se feront autour d’une mare le long du chemin de randonnée dans les marais de Bresles.

Restitution le 24 avril dans les locaux de la médiathèque Madeleine Odent qui accueillera à cette occasion plusieurs expositions dont celle sur les « mares » du Conservatoires des Espaces naturels des Hauts-de-France. Au programme également : présentation des rendus réalisés par les jeunes avec les différents intervenants.

Dans le Pas-de-Calais

Calais

Pour la 3ème édition des parcours calaisiens, une même coordinatrice Corinne Barbant, responsable de la politique documentaire, mais on change de quartier, direction Fort Nieulay. Ce quartier en rénovation urbaine abritera prochainement dans un même bâtiment une nouvelle médiathèque et le centre social de Fort Nieulay (le centre a constitué le groupe de jeunes).

Nicolas Duhamel du CPIE Flandre Maritime (en charge de la réalisation de l’atlas de la biodiversité sur Calais) est intervenu à 3 reprises auprès de jeunes au sein du centre et dans les sorties naturalistes aux abords du Fort. La séance du 8 avril combinait ainsi une sortie terrain (prélèvements d’escargots, verre de terre…) et une analyse en salle avec l’aide de binoculaires.

Léna Kéohavong, illustratrice, est intervenue à trois reprises dans le cadre de séances en intérieur et sur le terrain. Elle accompagne les jeunes dans la réalisation d’un livret (dans lequel seront intégrés les dessins réalisés par les jeunes) des espèces présentes autour du Fort Nieulay.

  • Prochains rendez-vous :

-le 29 avril à partir de 18h, le CPIE propose une sortie naturaliste sur le thème des animaux crépusculaires et nocturnes aux abords du centre social de Fort Nieulay. Celle-ci est ouverte à toutes et tous.

Au programme : – suivi des chauves-souris grâce à des détecteurs d’ultrasons (nommés BatBox), – observation des papillons de nuit à l’aide de pièges non invasifs (lumière ultraviolette, toile blanche, miellat, maquettes de papillons de nuit...)

-Le 6 mai, ce sera la dernière séance encadrée par Nicolas qui prendra la forme d’une séance participative autour de l’intérêt scientifique du piège photo. Les jeunes seront amenés à réfléchir et choisir le lieu d’installation en tenant compte des contraintes du milieu.

Dans la Somme

Beaucamps-le-Vieux

Nathalie Millot responsable de la médiathèque communautaire de Beaucamps-le-Vieux a constitué, dans le cadre de cette 3ème édition des parcours, un groupe de 8 jeunes et 3 adultes fréquentant la médiathèque.

Pauline Delattre, chargée d’animation à Picardie Nature et Léna Keohavong, illustratrice, interviennent sur 8 séances dont deux communes les 11 avril et 25 avril.

La thématique choisie est la mare et les espèces qui s’y développent. Le samedi 11 avril, sous le mauvais temps, Pauline et Léna ont accompagné le groupe sur les 2 mares de Digeon (commune de Morvillers Saint-Saturnin). Ils ont commencé en premier par celle-ci. La présence de canards, d'oies, le dérangement d'une couvée de poules d'eau et la pauvreté de la faune trouvée, ont poussé le groupe à se diriger vers une autre mare (localisation) qui fut bien plus riche en trouvailles naturalistes. Il reste pour Pauline quelques déterminations à faire pour pouvoir réaliser les fiches scientifiques. Au chaud, dans la médiathèque, Léna a accompagné le groupe à dessiner les espèces, mais pas de manière "définitive" pour l'élément de restitution (Poster).

  • Prochain rendez-vous : le 30 mai dernière intervention de Léna le 30 mai : séance peinture à l'aquarelle des espèces étudiées avec Pauline lors des séances précédentes, et mise en page du poster.

Restitution le vendredi 12 juin du Parcours à la médiathèque communautaire de Beaucamps-le-Vieux avec intervention de Pauline Delattre de Picardie Nature.

Friville-Escarbottin

Les zones humides et les mares sont également à l’honneur dans le cadre de la seconde édition des parcours organisée par le service culture de la communauté de communes du Vimeu. Les 10 jeunes sont issus des accueils de loisirs sans hébergement (ALSH) de Fressenneville et de Feuquières-en-Vimeu.

Au cours des 3 premières séances naturalistes menées par Stéphane Ibarrondeau de Doc nature, les jeunes ont été sensibilisés à la biodiversité grâce à un escape game et ont également observé la faune et la flore de la mare de Feuquières-en-Vimeu et des abords de la rivière de la Trie à Cahon.

Léna Kéohavong, illustratrice intervient également (sur 3 séances) auprès des jeunes de ce parcours pour une initiation au dessin naturaliste et un accompagnement dans la réalisation d’illustrations pour la conception d’un poster « Faune et Flore de la mare ».

  • Prochains rendez-vous :

-Le 6 mai pour une intervention de Léna pour la réalisation du poster

-Le 30 mai : intervention de Stéphane et de l’équipe du service culture de la la Communauté de communes du Vimeu (CCV)

Restitution du parcours le vendredi 12 juin au siège de la Communauté de communes du Vimeu à Friville-Escarbottin

Nesle

Le 3ème Parcours de la Somme (8 séances) coordonné par la médiathèque Georges Brassens de Nesle débute le 6 mai. – Elle est accompagnée par l’Association Des Entomologistes de Picardie (Yann Duquef) et Extraordinaire Regard (intervention de Guillaume Boilet photographe).

Le milieu, à savoir la rivière Ingon est similaire à l’année passée. En revanche cette année les jeunes de l’accueil loisirs bénéficient d’un focus sur les insectes après avoir suivi l’année dernière des séances du conservatoire Botanique de Bailleul. À suivre.

  • Prochain rendez-vous : le 10 juin : intervention de Yann et Guillaume

Le 24 juin, se déroulera la restitution avec une intervention de Yan Duquef entomologue à l’ADEP.


Retrouvez les publications des structures ou intervenant·es sur Echosciences Hauts-de-France communauté Super Espèces.

(1) L'anthotype est une méthode de photographie alternative proche du cyanotype. Elle permet de créer des empreintes à partir de sucs végétaux.

Publié le 28 avril 2026

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