Le 11 décembre dernier, 23 élèves de Senlis ont officiellement engagé le parcours PEPS « Biodiversité vitale et fragile – Comment les espèces s’adaptent-elles au dérèglement climatique ? » à l’occasion d’une première séance de travail collective avec Bertrand Prévost, médiateur scientifique d’Ombelliscience.
Cette entrée en matière s’est articulée autour d’un quiz permettant d’identifier les connaissances initiales des élèves sur le dérèglement climatique. Puis un temps de débat collectif a permis de faire ressortir certains questionnements et de poser un cadre commun pour la suite du parcours.
Une première séance structurée et évaluative
La séance a intégré deux temps d’évaluation complémentaires. Les élèves ont d’abord été invités à réaliser une auto-évaluation afin de situer leur niveau de compréhension du sujet. Un questionnaire de connaissances a ensuite été proposé, constituant un état des lieux en amont du programme et servant de référence pour une comparaison avant/après à l’issue du parcours.
Prochaine étape : la forêt face au dérèglement climatique
La prochaine séance se tiendra le 8 janvier 2025 avec l’intervention en classe d’un spécialiste de Karuna Nature. Cette séance sera consacrée à la** thématique de la forêt face au dérèglement climatique et prendra la forme d’un temps de dialogue.** Les élèves pourront confronter leurs hypothèses et observations aux apports scientifiques et à l’expérience de terrain du professionnel.
D’autres établissements entreront progressivement dans le dispositif. La MFR de la Haute-Somme débutera son parcours le 15 janvier 2025 avec une thématique sur l’aquaculture et l’environnement, puis trois autres groupes à partir du mois de février. L’ensemble des parcours suivra le même déroulé, alternant séances en classe, rencontres avec des scientifiques et temps de réflexion, afin d’accompagner les élèves dans une compréhension progressive des enjeux liés à la biodiversité.
Publié le 17 décembre 2025


Le 11 décembre dernier, Ombelliscience a organisé une réunion en visio pour échanger sur l’édition 2025 et sur les perspectives de la Fête de la Science en Hauts-de-France. 67 personnes issues de 50 personnes ont assisté à cette réunion en visio conférence.
L’édition 2025 sur la thématique « Intelligences » en quelques chiffres :
• 206 événements portés par 53 porteurs de projets et plus de 250 structures partenaires
• 55 674 visiteurs (+32% par rapport à 2024) > 35 079 visiteurs tout public et 20 595 public scolaire
En 2025, 63% de la fréquentation est réalisée par le tout public. Fréquentation de 37% pour le public scolaire similaire à la fréquentation nationale de 38%.
38% des EPCI des 93 EPCI des Hauts-de-France ont accueilli au moins un événement.
1844 personnes sont associées à l’organisation de la manifestation dans les Hauts-de-France.
2 articles de scientifiques des Hauts-de-France publiés sur The Conversation
A l’école, ce que les élèves pensent de leur intelligence influence leurs résultats – Diane Sam-Mine de l’Université d’Artois
Qu’est-ce que l’intelligence culturelle ? – Mariia Ostapchuk & Marie Chédru d’UnilaSalle Beauvais
Les relais médias
• 73 relais médias dans la presse écrite, institutionnelle et la radio
• 38 relais via 5 partenaires médias : Ici Nord, Ici Picardie, France 3 Nord-Pas-de-Calais, Radio Campus Lille, Radio Campus Amiens
Directeur de recherche CNRS au Centre de Recherche en Informatique de Lens (CRIL), il collabore avec 60 personnes pour mener des travaux de recherche sur l’intelligence artificielle (IA). Il a été présent sur plusieurs événements et a donné 4 conférences sur ses travaux de recherche.
Certains porteurs de projets et chercheurs/chercheuses impliqués dans la Fête de la Science ont témoigné de leurs expériences et ont pu faire un retour afin d’inspirer et de susciter des réflexions.
• Elise Verrier, chercheuse en agronomie au laboratoire InterAct d’UnilaSalle Beauvais est revenue sur ses interventions au sein des médiathèques de l’Aisne sur l’intelligence des pollinisateurs notamment les bourdons
• Diane Sam-Mine, doctorante en psychologie sociale et intelligence artificielle au SHERPAS et CRIL de l’Université d’Artois est revenue sur ses interventions durant la Fête de la Science, notamment à la médiathèque de Beaucamps-le-Vieux.
• Clément Lejuste, chargé de promotion et communication à l’Université catholique de Lille est revenu sur l’événement « Sous les étoiles » qui s’est déroulée dans l’observatoire rénové. L’occasion de faire un clin d’œil à l’éclipse du soleil du 12 août 2026
Ombelliscience a récemment publié en collaboration avec l’Agence Phare et dans le cadre du programme-inclusion « Sciences pour Toutes et Tous » l’enquête 2025 sur les publics exclus de la CSTI. Marie Lemay d’Ombelliscience a présenté les résultats de l’enquête pendant la réunion et le rapport aux sciences des enquêtés.
Deux porteurs de projets ont témoigné de l’opération « Biblis en Folie » à laquelle ils ont participé en même temps que la Fête de la Science.
• Brigitte Bochet, responsable de la bibliothèque de Chéry-Les-Pouilly
• Benoit Morel, chargé de culture scientifique et numérique à la médiathèque de Beauvais
L’édition 2026 se déroulera du 2 au 12 octobre et aura pour thématique « Saveurs Savantes »
"Cette édition sera l’occasion de célébrer la gastronomie et plus largement la cuisine, le goût et l’alimentation comme des terrains d’exploration scientifique. Ces sujets portent des enjeux de santé publique et soulèvent des questions environnementales majeures. Ils présentent un champ d’étude scientifique multidisciplinaire : physique, chimie, biologie, neurosciences, sciences de l’environnement, sciences humaines et sociales… J’espère que ce thème universel et festif fera naître une programmation riche !"
(Source : ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace)
Le bilan détaillé de la manifestation en Hauts-de-France sera mis en ligne début 2026.
Publié le 16 décembre 2025



Camille De Visscher est responsable de la médiation scientifique au sein des ‘Sciences infusent’ programme de médiation scientifique de l’Université de Lille, rattaché à la direction de la valorisation de la recherche (59). Dans le cadre de sa participation à la formation-action « Sciences pour Toutes et Tous » (SPTT) coordonnée par Ombelliscience, Camille De Visscher a été interviewée par Ombelliscience le 28 novembre au sujet de son cheminement vers plus d’inclusion dans sa pratique professionnelle.
Marie Lemay pour Ombelliscience : Pouvez-vous présenter votre structure en quelques mots et expliquer en quoi elle a un lien avec la culture scientifique ?
Camille De Visscher : notre matière première ce sont les résultats de recherche de l’Université de Lille, produits par les personnels de recherche, au sein des 64 unités que compte l’université, toutes disciplines confondues. La mission des Sciences infusent est de rendre accessible ces résultats pour que la société puisse se les approprier et ainsi mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.
ML : C’est quoi pour vous l’inclusion en général ?
CDV : Il y a vraiment eu un avant et un après Sciences pour toutes et tous (SPTT). Avant la formation SPTT,
« Nous faisions des choix très larges de publics pour les différents outils de médiation que nous développions : scolaire, familial… Nous nous pensions ouvertes à tous. Nous ne nous étions jamais posé la question de savoir qui nous touchions vraiment, et surtout qui nous ne touchions pas.Et aujourd’hui, pour moi, inclure c’est d’abord savoir qui on exclut. »
Et ce n’est qu’une fois que nous avons cette donnée, que nous pouvons entamer un travail de longue haleine pour être inclusif dans nos actions, en travaillant en profondeur ces actions avec les publics que l’on souhaite toucher. L’inclusion c’est donc une démarche globale qui réunit l’accessibilité physique, l’accessibilité des contenus, l’écoute des publics, le fait de travailler vraiment avec eux, l’adaptation de nos actions et de nos pratiques… Je pense que c’est lorsque tous ces ingrédients sont réunis que l’alchimie peut se faire et qu’une vraie rencontre peut avoir lieu.
ML : Selon vous, les sciences sont-elles naturellement inclusives ? Pourquoi ?
CDV : Pour moi, toutes les sciences sont inclusives, mais la manière que l’on a de les aborder ou de les faire aborder, elle, ne l’est pas. C’est donc à nous de développer les outils nécessaires et de nous adapter pour que cette transmission soit inclusive. Dans le cas des Sciences Infusent, on a un frein supplémentaire : on est au sein d’une université et cela ajoute de la distance car c’est un lieu perçu par beaucoup de personnes comme inaccessible, sauf aux sachants. Donc notre mission est à la fois de rendre les sciences accessibles, mais également de transmettre le message que l’université elle-même est un lieu ouvert à toutes et à tous.
ML : Au sein de votre structure, quel a été ou quel serait le 1er pas concret pour être dans une démarche plus inclusive ?
CDV : Avant SPTT on avait déjà une sensibilité sur cette question d’inclusion. Dans les illustrations de nos supports on faisait attention à l’égalité de genre, on avait fait un livret FALC (Facile À Lire et à Comprendre), etc. Mais c’était des actions disparates et décorrélées les unes des autres. Il n’y avait pas une vraie prise de conscience globale. C’est arrivé avec SPTT. Et la première action qu’on a faite a été l’étude de nos publics (des tous publics et des personnels de recherche). On voulait savoir qui on touchait et qui on ne touchait pas. Le résultat a été sans appel : on avait une grande marge de progression ! Durant les 3 ans de SPTT on a déjà fait évoluer nos pratiques. Et aujourd’hui je souhaite qu’on passe à la vitesse supérieure et j’ai donc déposé une demande de financement pour le projet Médiation Inclusive et Sciences Accessibles (MISA). L’objectif est de faire de l’inclusion un projet structurant des Sciences Infusent avec des financements, des moyens et des temps humains dédiés. On fera également évoluer dans ce sens le prochain appel à manifestation d’intérêt des Sciences infusent à destination des personnels de recherche de l’université. MISA sera l’un des deux projets qui structurera nos recherches de mécènes et prendra la forme d’expérimentations inclusives sur 2026. Par exemple, sur l’exposition « les visages de la dépression », nous ferons un livret FALC et créerons des visites pour les publics spécifiques. Pour la Fête de la science, nous développerons notamment des visites d’ateliers en langue des signes. Cela permettra de voir ce qui fonctionne et ce qu’il faut faire évoluer, tout en commençant à créer un réseau des publics.
ML : Que vous a apporté l’accompagnement par Ombelliscience et le collectif de professionnel·les qui se forment à vos côtés dans le programme « Science pour toutes et tous » ?
CDV : Cela nous a apporté une prise de conscience pleine et entière de là où on en était, en plus d’une montée en compétences. Et on en a tiré une véritable envie de mieux faire. C’était une formation-action sur du long terme (3 ans). Il aurait pu y avoir des moments de découragement ou de lassitude mais l’équipe d’Ombelliscience a maintenu la motivation du groupe en amenant du sens. Sans votre accompagnement, on n’aurait pas avancé jusque-là. Grâce à cela on ne fait pas juste « pour faire » : on y croit vraiment. Et on pense que ça va véritablement faire évoluer nos pratiques en profondeur. Ce n’est pas juste pour cocher la case « inclusion ». La rencontre avec les autres participantes et participants à la formation est l’autre aspect très positif de SPTT. Ça a été une force incroyable ! C’était compliqué de nous mettre en lien car on est tous et toutes très différents, que ce soit sur nos publics cibles, nos structurations, nos modes d’actions, nos financements… mais on s’est tous et toutes retrouvées autour de ces questions d’inclusion. On a fait réseau et les expériences des uns ont nourri celles des autres, en amenant également une prise de recul et un regard différent sur nos pratiques. Les temps d’échange avec les autres m’ont beaucoup éclairée. C’était super enrichissant. Les regroupements régionaux comme celui des 24 et 25 novembre dernier sont des moments ressourçants pour tout le monde. Le moment qui m’a le plus marquée est la 1ère formation avec Catherine Oualian (formatrice de l’Ecole de la Médiation) en mai 2023. Là nous avons été secouées avec ma collègue Pauline Leroy : on s’est dit qu’il y avait vraiment une question à se poser sur notre manière de travailler !
ML : Si c’était à refaire, que feriez-vous différemment…à votre niveau, au sein de votre structure, et au niveau de l’accompagnement proposé par Ombelliscience ?
CDV : J’aurais aimé pouvoir y consacrer plus de temps, pouvoir mieux travailler avec les outils que vous nous avez proposés ou lire tous les ouvrages suggérés…. Cette question du temps revient tout le temps… Ce manque va à l’encontre de l’inclusion. Après, au début de la formation, j’ai été perturbée par le fait que ce n’était pas concret. Si c’était à refaire il faudrait, à mon sens, qu’on rencontre plus tôt des publics concernés par les exclusions. Ainsi nous comprendrions mieux là où nous faisons fausse route dans la rencontre avec eux. Cela nous aurait permis de voir plus vite où se situait le nœud du problème. À présent que SPTT touche à sa fin, j’espère vraiment que tout cela va continuer et que le réseau qu’on a constitué demeurera. J’aimerais que ce qui a été construit là puisse déboucher sur un vrai réseau professionnel sur la question de l’inclusion en science. J’espère vraiment que ça va pouvoir se faire. C’est l’étape d’après. Enfin, je vous remercie car sans vous et votre énergie ça n’aurait pas tenu. Parce qu’au départ, tout le monde n’était pas convaincu. Et finalement, beaucoup de monde a bougé et ça c’est top !
Publié le 11 décembre 2025