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Explorer la nature, raconter le vivant : volet 2 des restitutions des Parcours Super Espèces

Les Parcours Super Espèces 2025-2026 sensibilisent des jeunes de 6 à 14 ans aux enjeux territoriaux de la biodiversité sur 23 parcours des Hauts-de-France. Ils sont animés par le Graine Hauts-de-France dans un cadre scolaire et par Ombelliscience hors du cadre scolaire. En partenariat avec la DREAL HdF et financés par le préfet de la région Hauts-de-France.

Les 8 Parcours Super Espèces, Hors temps scolaires, se sont déroulés sur 8 territoires dans les 5 départements des Hauts de-France.

Les restitutions des Parcours ont débuté le 10 juin et se sont achevées ce mercredi 8 juillet. Vous pouvez consulter le volet 1 de l’article Explorer la nature, raconter le vivant dans la communauté Parcours Super Espèces.

Ce volet 2 est consacrée aux temps de restitution et de mise en récit des 3 Parcours Super Espèces Hors temps scolaires suivants :

Sissonne (02) : médiathèque le Grain de sel Bresles (60) : ALSH le centre Jacques Braize Nesle (80) : Médiathèque Georges Brassens

Aisne

Sissonne – Tiers lieu le Grain de Sel (comprenant une médiathèque, un fab lab, une cuisine et des services)

Accompagné pour leur première participation par Eric Jarroz (pour 3 séances naturalistes) ; Vincent Gaveriaux et Elena Gontcharova (pour 4 séances de dessins naturalistes, fabrication de papier maison, reliure, impression…)

Localisation des participants : 10 jeunes (uniquement des garçons de 6 à 13 ans) du Dispositif intégré des Instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques de Sissonne.

Site étudié : zone humide située en centre bourg

Super espèces choisies ou observées : un papillon « Le Tircis (Pararge aegeria) », un coléoptère le Clairon des abeilles, (dont les couleurs rouge et noir ont suscité beaucoup d'intérêt des jeunes nous rapporte Eric Jarroz), le gerris un hétéroptère.

Mise en récit : recueil de photos, au format A5, des espèces rencontrées (ou absentes à cause des conditions météo), et dessins (accompagnement par Vincent) sur un papier réalisé par les jeunes encadrés par Elena Gontcharova.

Temps de restitution : Date : 2 juillet à 14h en présence de la 1ere adjointe au Maire de Sissonne. A cette occasion Elena a proposé aux 25 personnes présentes (jeunes du parcours, accompagnants et enseignants du DITEP) un atelier d’impression sur support papier fabriqué par les jeunes.

Pour en savoir plus :

Echosciences Hauts-de-France- Communauté Parcours Super Espèces : Post d’Ombelliscience sur le détail des séances du Parcours de Sissonne.

Oise

ALSH - Jacques Braize - Bresles

Accompagné pour leur première participation, par une chargée de mission Natura 2000 de la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis (Marion Delporte), Alice Henique (Technicienne Zone humides) et de Marie Fourniez (Ingénieure agronome, spécialisée dans la gestion des ressources et de l’environnement) du Syndicat des Intercommunalités de la vallée du Thérain, et de plusieurs bénévoles, dont Mme Tanski, de l’association des amis de la Forêt de Hez-Froidmont. Il s’agit du seul Parcours qui n’a pas bénéficié de l’apport d’un intervenant culturel, cette partie étant prise en charge.

Localisation des jeunes : 8 jeunes de 6 à 7 ans (5 garçons et 3 filles) de l’accueil loisirs.

Site étudié : les pelouses sèches du Mont César sur la commune de Bailleul sur Thérain, les zones humides des Marais de Bresles en particulier des Mares, la forêt de Hez-Froidmont.

Le PSE de Bresles est ainsi l’un des 4 territoire à avoir sensibilisé les jeunes sur l’importance de la mare en tant que réserve de de biodiversité (avec les Parcours du Vimeu, de Beaucamps-le-Vieux et de Tergnier (présence de mare en forêt de Saint-Gobain). Pour en Savoir Plus sur les mares des Infrastructures naturelles et utiles.

Super espèces choisies ou observées : Le Céphale (Coenonympha arcania), la Punaise à pattes rouges (Carpocoris purpureipennis), l’Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), la grenouille.

Mise en récit : impressions anthotypes (avec des végétaux et du curcuma), relevés d’empreintes, herbiers.

Temps de restitution : le 8 juillet à 16h à la médiathèque Madeleine Odent de Bresles. Les participants ont pu découvrir l’exposition du groupe Mare du Conservatoire des Espaces Naturels des Hauts-de-France.

Pour en savoir plus :

Echosciences Hauts-de-France- Communauté Parcours Super Espèces :

Post d’Ombelliscience sur la valorisation des mares dans le cadre des Parcours Super Espèces.

Post d’Alice Henique du SIVT sur Animation - Les plantes des zones humides.

Post d’Alice Henique du SIVT sur Animation - La faune des zones humides.

Somme

Médiathèque Georges Brassens – Nesle

Accompagné pour sa deuxième participation par Yann Duquef de l’Association Des Entomologistes de Picardie et Guillaume Boilet de l’association Extraordinaire Regard

Localisation des jeunes : 11 jeunes de 6 à 11 ans (5 garçons et 6 filles) de l’accueil loisirs Léo Lagange de Nesle.

Site étudié : étang communal de Morlemont – Nesle et rivière la Trie

Super espèces choisies ou observées : insectes (42 espèces ont été inventoriées par les jeunes et Yann) Coléoptères Le Lepture tacheté ; Libellules : l’Agrion mignon ; Libellule fauve ; Papillon de nuit : 1 espèce à l’état de chenille : la Disparate ; Punaises : le Tigre du platane ; la Punaise diabolique ;

Mise en récit : réalisation de photos par les jeunes avec le matériel amené par Yann. Réalisation par le personnel de la médiathèque d’un livret avec photos réalisés sur les séances et commentaires sur les séances.

Temps de restitution : le 8 juillet de 18h à 20h à la médiathèque Georges Brassens en présence de l’élue à la culture de Nesle. A cette occasion une exposition composée de 32 tirages photo et des livrets Les jeunes ont pu expliquer à cette occasion leur travail à leur famille.

Pour en savoir plus :

Echosciences Hauts-de-France- Communauté Parcours Super Espèces :

Post de Guillaume Boilet d’Extraordinaire Regard sur le Projet Super Espèces à Nesle

Posts de la médiathèque Georges Brassens sur leur page Facebook

Retrouver prochainement sur Echosciences Hauts-de-France et Ombelliscience le bilan complet des Parcours Super Espèces. A suivre

Publié le 15 juillet 2026

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Comment les industriels valorisent les effets de leurs produits sur la santé ? Rencontre avec l’enseignante-chercheuse Flore Depeint

Flore Depeint est enseignante-chercheuse en nutrition à UniLaSalle à Beauvais (60). Elle travaille sur les effets des aliments sur la santé humaine.

UniLaSalle est membre du réseau d'Ombelliscience, Flore Depeint représente l'association au conseil d'administration et contribue aux actions de diffusion de la culture scientifique auprès du grand public.

Interviewée par Ombelliscience le jeudi 18 juin, elle revient sur son parcours, ses sujets de recherche et son engagement pour le partage des connaissances.

Ambre Prevost, qui travaille pour la communication chez Ombelliscience : Présentez-vous et parlez-moi de votre parcours.

Flore Depeint : Je suis enseignante-chercheuse en nutrition. J’ai obtenu un baccalauréat scientifique spécialisé en biologie, ce qui m’a ensuite permis d’intégrer une formation de technicien supérieur en biologie et biochimie. J’ai poursuivi mes études par un Bachelor en biochimie et nutrition en Angleterre, où j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage dans un laboratoire de recherche hospitalier. C’est grâce à ce stage que j’ai eu un coup de cœur pour la recherche scientifique.

Après mon diplôme, j’ai pris une année de césure afin de rester dans ce laboratoire avant de débuter ma formation de docteure en biologie et nutrition, toujours en Angleterre, puis de partir au Canada pour faire de la recherche en nutrition pendant 3 ans.

À mon retour en France, je me suis demandée comment je pouvais poursuivre cette activité de recherche. C’est ainsi que je suis arrivée à UniLaSalle, à Beauvais il y a 18 ans, en tant que chercheuse puis progressivement avec plus d’activités d’enseignement.

AP : Que faites-vous principalement en tant qu'enseignante-chercheuse ?

FD : En tant qu’enseignante aussi bien que chercheuse, les thématiques qui me tiennent à cœur sont la transparence de la communication et les effets santé associés à notre alimentation. En bref, je m’intéresse à la manière dont les industriels peuvent valoriser les effets de leurs produits sur la santé. Mon objectif est de déterminer s’il y a de réels bénéfices observables sur la santé tels que : la réduction du cholestérol, l’amélioration de la glycémie, une meilleure qualité de vie, etc.

Le cœur de mon métier est d’essayer de garder la confiance des consommateur·ices dans leur alimentation et dans leurs comportements alimentaires.

En parallèle de mes recherches, j’adore la vulgarisation scientifique. C’est une passion personnelle, je pense qu’il est bien de chercher mais c’est encore mieux de transmettre. Pendant ma thèse, j’organisais des expériences de recherche dans des écoles primaires. Lorsque je suis arrivée à Beauvais, j’ai créé un module d’enseignement où mes étudiants et étudiantes allaient réaliser des interventions dans des écoles primaires.

AP : Est-ce que l’enseignement auprès des étudiant·es vous apporte beaucoup dans vos recherches ?

FD : Oui. Sur les deux dernières années du diplôme nous avons une approche de formation par la recherche. Chaque année, nous proposons aux étudiant·es des sujets directement liés à nos activités de recherche et nous leur demandons d’imaginer de nouveaux produits, de réaliser des analyses et de proposer des innovations. Souvent, ils nous surprennent par leurs idées et nous permettent d’avoir un regard différent sur les projets que nous menons.

AP : Qu’est-ce que vous aimez dans vos sujets de recherche ? En quoi est-ce important à vos yeux ?

FD : Sur le volet de validation des effets sur la santé, l’objectif est de garantir la transparence et de rétablir une relation de confiance entre les consommateur·ices et l’agroalimentaire. Il faut montrer que ces deux mondes ne sont pas forcément opposés. Certains acteurs de l’industrie agroalimentaire ont une réelle volonté d’améliorer le bien-être et la santé des consommateurs.

En ce qui concerne la vulgarisation, j’aime développer et proposer différents supports pour rendre la science plus accessible à toutes et tous. Par exemple, je travaille sur des jeux pédagogiques, des affiches, des articles de vulgarisation ou encore des animations pour la Fête de la science.

J’aime me rappeler que la recherche n’est pas seulement faite pour nous les scientifiques. On recherche avant tout pour le public, et c’est cette transmission des savoirs qui est tout aussi importante.

AP : Pouvez-vous me parler d’un de vos sujets de recherche ?

FD : Je fais partie de l’unité de recherche IDEALISS à UniLaSalle et nous nous intéressons à la place de l’alimentation dans la santé des populations, de l’homme à l’animal.

Au sein de l’équipe, nous avons mis en place plusieurs projets sur les produits de boulangerie. Notre curiosité s’étend du choix des céréales de la farine, au type de fermentation (levure ou levain), ou procédés de pétrissage et de cuisson etc. Ce que nous mesurons peut porter sur l’analyse de la composition nutritionnelle, de la digestibilité, du profil aromatique responsable du gout et des odeurs, et bien sûr les effets sur la santé. C’est d’ailleurs cette thématique que nous avons choisie de développer cette année lors de la Fête de la science.

Nous avons récemment terminé un projet en partenariat avec un meunier. Nous sommes partis de deux constats : la population française ne mange pas assez de fibres et les maladies comme le diabète sont en augmentation. L’objectif était de développer un pain riche en fibres tout en conservant des caractéristiques sensorielles que l’on retrouve dans le pain blanc traditionnel.

Le pain complet est reconnu pour ses bénéfices nutritionnels, mais il est souvent perçu comme plus sec, moins moelleux et moins agréable à consommer. Le meunier avait développé un procédé permettant de modifier les fibres naturellement présentes dans la farine et s'interrogeait sur l’impact que cela aurait sur la santé.

Nous avons caractérisé ces nouvelles farines dans nos laboratoires de chimie, puis fabriqué différents pains afin d’évaluer leurs propriétés sensorielles. Nous avons ensuite réalisé une étude clinique auprès de volontaires en bonne santé afin d’évaluer l’indice glycémique des différentes farines. L’objectif final était de proposer des alternatives à la fois saines et gourmandes pour les personnes diabétiques par exemple.

AP : Combien de temps vous prend ce type de recherche ?

FD : Cela dépend du type de partenariat qu'on met en place avec les industriels. Pour certains projets, il faut juste valider un point très particulier, cela peut durer quelques semaines ou quelques mois. Avec celles et ceux qui sont plus curieux/curieuses et ambitieux/ambitieuses, on peut mettre en place des programmes beaucoup plus complets sur plusieurs années.

AP : Que représente pour vous la Fête de la science ? Est-ce que vous avez des anecdotes à me partager ?

FD : Depuis 10 ans, je participe à la Fête de la science avec l’établissement UniLaSalle. Chaque année, nous essayons de proposer trois ateliers. Nous essayons de construire des ateliers qui s’inscrivent à la fois dans la thématique nationale de l’événement et dans ce que proposent nos formations.

Cette année, par exemple, le thème est « saveurs savantes ». Nous allons proposer des ateliers autour du goût issu des cailloux, de l’alimentation animale et humaine. Nous préparons notamment un atelier consacré aux cinq sens à travers le pain.

Ce que j’apprécie dans la Fête de la science, c'est la diversité des thématiques où nous essayons tous les ans d'imaginer, peu importe la thématique, comment nous allons pouvoir la rattacher au sol, à l'agronomie et à l'alimentation.

C’est un vrai travail d’équipe réalisé avec des collègues de différents services. Nous travaillons également avec des étudiant·es qui nous aident dans la création des ateliers. Leur regard apporte souvent des idées originales auxquelles nous n’aurions pas pensé.

J’aime beaucoup aussi le fait de devoir adapter nos animations aux différents publics. Pour la petite anecdote, il y a quelques années, lors de l’édition sur le changement climatique, nous avions préparé un jeu sur les protéines végétales pour des élèves de CM1-CM2. Quelques jours avant l’événement, nous avons découvert qu’une classe sur deux était en maternelle. Nous avons eu ainsi moins de 48 heures pour repenser entièrement notre atelier avec différentes versions en fonction de l’âge des enfants.

À la fin de la semaine, l’atelier n’avait plus grand-chose à voir avec sa version initiale, mais finalement on s’adapte et cela finit toujours par fonctionner.

Publié le 15 juillet 2026

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La culture scientifique pour mieux comprendre le monde et agir ensemble : l’interview de Raphaël Degenne sur Lichen Média

La science ne se résume pas aux laboratoires, aux équations complexes ou aux grandes découvertes médiatisées. Elle est aussi une manière de regarder le monde, de poser des questions, de comprendre ce qui nous entoure et de reprendre la main sur les grands enjeux de notre époque. C’est le fil conducteur de cette interview de Raphaël Degenne, directeur d’Ombelliscience sur le nouveau média en ligne Lichen Média(1) , autour d’une idée centrale : la science doit être inclusive, pour toutes et tous, sans condition de diplôme, de parcours et de situation sociale, ou de familiarité avec les savoirs scientifiques.

À travers des dispositifs comme Super Espèces , des actions en bibliothèques, des expériences de terrain ou encore la Fête de la science, une autre vision de la culture scientifique se dessine : une science plus ouverte, plus sensible et plus proche des territoires.

VOIR L’INTERVIEW


Sortir d’une science réservée aux passionnés

L’un des grands défis de la médiation scientifique est de lutter contre une idée encore très présente : celle d’une science réservée à une minorité de personnes considérées comme "douées", passionnées ou déjà initiées.

Pour Raphaël, la question n’est pas seulement de proposer des activités scientifiques, mais de comprendre pourquoi certaines personnes ne viennent pas spontanément vers elles.

Pendant longtemps, les professionnel·les ont pu penser qu’il suffisait de créer une animation intéressante pour attirer le public. Or, cette approche oublie une dimension essentielle : certaines personnes se sentent exclues par la science avant même d’avoir franchi la porte d’un lieu culturel.

Le problème n’est donc pas forcément l’absence d’intérêt, mais parfois une relation difficile avec les sciences. Pour certaines personnes, les sciences peuvent rappeler un échec scolaire, susciter un sentiment d’incompétence ou l’image d’un domaine réservé aux spécialistes.

Le travail des médiatrices et médiateurs scientifiques consiste alors à reconstruire une relation de confiance. Il ne s’agit pas de simplifier les sciences ou de les "abaisser", mais de trouver des portes d’entrée différentes pour se rencontrer.

Super Espèces : devenir observateur·ice du vivant

Le programme Super Espèces illustre cette approche auprès des jeunes de 8 à 14 ans. Accompagnés par des naturalistes, ils et elles explorent la biodiversité locale, apprennent les méthodes d’observation scientifique et découvrent des espèces parfois méconnues, comme le triton crêté. Plus qu’un apprentissage théorique, ces expériences développent le lien sensible au vivant, la patience et l’émerveillement, à rebours du rythme rapide du numérique et du "scroll".

La Fête de la science : rapprocher les citoyen·nes et les sciences

L’interview aborde également la Fête de la science, grand rendez-vous de diffusion des connaissances qui rassemble scientifiques, associations et citoyens autour d’animations accessibles à tous. Sa 35ᵉ édition, placée sous le thème « Saveurs savantes », mettra notamment en lumière les liens entre alimentation, santé et science.

À travers ces initiatives, un même message se dégage : la science n’est pas réservée à une élite. Elle est un outil collectif pour comprendre le vivant, exercer son esprit critique et donner à chacune et chacun la capacité d’agir face aux grands défis contemporains.

(1) Lichen Média est un média indépendant consacré aux enjeux liés au vivant, aux transitions écologiques et aux initiatives de terrain. Le podcast « Aux avant-postes du vivant » donne la parole à des acteurs et actrices engagés dans les territoires : élu·es, scientifiques, actrices et acteurs associatifs, agriculteur·ices…

Publié le 14 juillet 2026

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