Ombelliscience est très heureuse d’accueillir 2 nouveaux membres au sein de son réseau : Les associations Cœur en Quête et Les Electrons libres. Qui sont ces 2 associations et pourquoi ont-elles souhaité adhérer au réseau ?
Située à Beauvais (60), Cœur en Quête est une association culturelle à destination des publics ayant peu accès aux activités culturelles qui intervient aussi bien auprès des tout-petits que des séniors en EHPAD, dans les Quartiers Politique Prioritaire de Ville et auprès des populations rurales.
"Nous avons découvert le réseau Ombelliscience lors de notre première participation à la fête de la Science. Nos interactions avec l’équipe Ombelliscience étaient fluides et bienveillantes. Ajouté à cela, nous avons été très sensibles à l'importance que la structure porte à l'inclusion et au désir de faire de la "Science pour tous". Il nous a donc paru naturel de rejoindre le réseau, aussi bien pour les objectifs communs que pour le côté humain."
Située à Vieux-Condé (59), Les Electrons libres est une association qui a pour objet la sensibilisation des habitants du Hainaut aux thématiques scientifiques et techniques et aux enjeux de la transition écologique.
L’association développe ses activités autour de trois axes :
Publié le 02 mars 2026


APPEL À PROJETS DE L'ÉDITION 2026
La 35ème édition de la Fête de la science se déroulera du 2 au 12 octobre 2026 sur la thématique "Saveurs savantes".
Cette manifestation nationale est l'occasion pour tous les publics d’aller à la rencontre des hommes et des femmes qui font les sciences aujourd’hui à travers de nombreux événements (villages des sciences, festivals, parcours scientifiques, Nuit de la science le 2 octobre…) nombreuses animations : ateliers, expositions, débats, visites de laboratoires, sorties nature, spectacles, jeux, manip’…
Universités et écoles d’ingénieurs, organismes publics de recherche, établissements scolaires, associations, centres sociaux, bibliothèques, collectivités territoriales, entreprises… Vous avez envie de contribuer au partage des connaissances scientifiques en Hauts-de-France ? N’attendez plus pour participer à la Fête de la science !
COMMENT PARTICIPER ?
Pour participer à la Fête de la science 2026, allez sur la page de la coordination régionale sur le site national de la Fête de la science.
Vous y trouverez :
le lien unique pour vous authentifier avant d’accéder au dossier de candidature en ligne (si votre structure n’a pas déposé de dossier en 2024 et 2025) Si votre structure a déposé un dossier de candidature pour participer aux deux dernières éditions, le référent identifié recevra un mail automatique (contenant un lien de connexion unique pour déposer votre dossier de candidature). Attention : un seul mail automatique peut être envoyé par structure !
l’appel à projets (AAP) qui comprend le guide d’accompagnement (avec des pistes pour explorer la thématique) et le règlement de l’appel à projets (contenant les critères de labellisation et de financement) et ainsi que toutes les informations pratiques pour faire acte de candidature avant le 6 mai (18h) 2026.
Le dossier de candidature comprend deux volets :
COMMENT ABORDER LA THEMATIQUE "SAVEURS SAVANTES" ?
En lien direct avec l’actualité, la thématique "Saveurs savantes" peut se décliner en une multitude d’ateliers, de jeux et d’expériences à travers un champ d’études scientifiques pluridisciplinaires, parmi lesquelles :
Retrouvez davantage de données, et ressources pour aborder la thématique 2026 de la Fête de la science dans l'AAP FDS 2026 et dans la communauté Fête de la science sur Echosciences Hauts-de-France (cette rubrique est régulièrement enrichie)
CALENDRIER 2026
CONTACTS
Pour tout renseignement concernant le dépôt de vos projets : Nicolas Brazier – coordinateur – fetedelascience@ombelliscience.fr – 03 65 80 14 41
Pour tout renseignement concernant la communication, les médias et la presse : Aurélie Fouré – chargée de communication – communication@ombelliscience.fr – 06 88 06 90 07
Pour tout renseignement concernant l’aide financière : Alexia Wattel – Assistante administrative et financière – 03 20 15 65 71 –alexia.wattel@recherche.gouv.fr
BILAN DE L'ÉDITION 2025
L’édition 2025 sur la thématique "Intelligence(s)" a comptabilisé 55 674 visiteur·ses au total (+32% par rapport à 2024) : dont 35 079 visiteurs tout public et 20 595 public scolaire.
VOIR LE BILAN DE L’EDITION 2025 DANS LES HAUTS-DE-FRANCE
Photos de haut en bas © Louis Banasczyk, ISEFAC ; © Ombelliscience ; © Cité nature ; © Clément Foucard/Ombelliscience ; © UPJV ; © Université de Lille
Publié le 02 mars 2026





Christelle Demory est animatrice, secrétaire et comptable de la Fédération bidépartementale des Foyers ruraux de la Somme (80) et de l’Aisne (02). En tant que participante à la formation-action "Sciences pour Toutes et Tous" (SPTT) coordonnée par Ombelliscience, elle a été interviewée par Ombelliscience le 9 janvier 2026. Elle raconte son cheminement pour être plus inclusive dans sa manière de travailler et de partager les sciences.
Marie Lemay pour Ombelliscience : Pouvez-vous présenter votre structure en quelques mots et expliquer en quoi elle a un lien avec la culture scientifique ?
Christelle Demory : nationalement les Foyers Ruraux œuvrent au développement et à l’animation en milieu rural. C’est une fédération d’éducation populaire qui intervient dans de nombreux domaines tels que : l’enfance et la jeunesse (accueils de loisirs, formations BAFA…), les pratiques artistiques et culturelles (lecture, conte, arts plastiques…), les activités sportives, l’environnement, l’animation sociale, la formation bénévole et l’accompagnement des associations. Les sciences sont une des thématiques abordées parmi toutes celles-là. C’est même une thématique historique au sein de la Fédération bidépartementale Somme et Aisne. Celle-ci compte 32 associations adhérentes et 1600 adhérents individuels. Elle a toujours fait partie du réseau de culture scientifique en Picardie aux côtés des Cemea, de l’association Repères Astro et d’autres. Les foyers ruraux de ces départements participaient autrefois aux "sciences buissonnières" qui étaient une sorte de grosse fête de la science : on y faisait de la science dans les villages. Depuis 14 ans, on organise la Fête de la science à Flixecourt ce qui fait venir autour de 1000 visiteurs entre écoliers, collégiens, parents et habitants.
ML : C’est quoi pour vous l’inclusion en général ?
CD : c’est faire en sorte que tout le monde puisse avoir accès à nos activités que l’on soit un public handicapé ou un public qui n’aime pas les sciences. On essaie de faire connaitre les sciences sous d’autres formes… Depuis qu’on fait la Fête de la science à Flixecourt, on voit bien qu’on touche tous les publics : même des élèves en difficultés y trouvent leur place. Tout le monde est à l’aise car je fais en sorte que tout se passe bien et je demande bien aux élèves qui animent un stand de s’adapter aux élèves en difficultés, aux personnes en situation de handicap, aux adultes.
ML : Selon vous, les sciences sont-elles naturellement inclusives ? Pourquoi ?
CD : le souci vient plutôt du fait que la personne a un a priori sur les sciences : ce n’est pas qu’elle n’a pas sa place mais elle pense qu’elle n’a pas les capacités. Pourtant, quand je leur donne des exemples de pratiques quotidiennes dans lesquelles les sciences interviennent, là, ça fait tomber les préjugés. Par exemple, je leur demande souvent "dans ta cuisine, tu fais des gâteaux ?". La réponse est souvent "oui" et du coup j’explique que c’est déjà de la science.
Il y a des habitants de Flixecourt qui viennent à la Fête de la science et qui me disent "c’est dommage qu’on n’ait pas fait ça à l’école, on comprend mieux les choses présentées ainsi et on est super contents de venir voir ce que les élèves présentent." Leur rejet des sciences vient de ce qu’ils n’ont pas fait d’étude ou parce qu’à l’école, ils n’ont pas été accrochés par les sciences. Il faut leur donner l’envie de comprendre. Sur cet événement à Flixecourt, ce qui fait que ça marche c’est que ce sont des jeunes qui expliquent les choses et qui sont très motivés car ils ont choisi leur sujet, ont tout pouvoir sur leur présentation, leurs créations et sont autonomes. On ne leur a rien imposé et ils connaissent bien leurs sujets.
ML : Au sein de votre structure, quel a été le 1er pas concret pour être dans une démarche plus inclusive ?
CD : je ne sais pas si on peut parler de "1er pas" car j’ai toujours eu des publics porteurs de handicaps ou en insertion… On a toujours fait des choses pour l’inclusion. Pour moi c’était naturel d’intégrer une personne exclue dans un groupe et de faire groupe avec elle. Aujourd’hui, je me pose plus de questions et je m’inquiète plus de savoir si elle a bien participé à l’atelier. Je m’interroge plus sur le sujet. Et, de manière générale, je fais davantage de bilan de fin d’atelier et de fin de formation avec les participants.
ML : Que vous a apporté l’accompagnement par Ombelliscience et le collectif de professionnel·les qui se forment à vos côtés dans le programme "Science pour toutes et tous" ?
CD : ça nous a apporté des outils que j’espère transmettre à mes collègues via une formation que je dois organiser bientôt. J’ai beaucoup apprécié l’outil d’autodiagnostic à l’inclusion "Kadeiloscope", je trouve que c’est un bon outil pour analyser un projet. J’ai aimé aussi les jeux de rôles et les mises en situation. Ça aide à faire changer les mentalités. La formation initiale à l’inclusion avec Catherine Oualian de l’Ecole de la Médiation était super : j’ai aimé sa façon de nous parler et elle a proposé des formats d’animation variés. Les ateliers sur les techniques d’éducation populaire proposés par GAS étaient super aussi.
Ce que j’ai trouvé le plus difficile, c’est de retranscrire l’entretien collectif que j’ai co-animé avec Amanda Dacoreggio (Ombelliscience), dans le cadre de l’enquête sur les publics exclus de la CSTI. Cela a été très compliqué pour moi et ça m’a pris beaucoup de temps.
Par contre j’ai apprécié de pouvoir faire découvrir aux autres le jeu coopératif "la tour de Froebel". C’était bien que vous nous donniez cette occasion d’amener des choses qu’on utilise pour les présenter au groupe. Comme je travaille seule ça me fait du bien parce que ça me montre qu’on s’intéresse à mon travail.
ML : Si c’était à refaire, que feriez-vous différemment… À votre niveau, au sein de votre structure, et au niveau de l’accompagnement proposé par Ombelliscience ?
CD : ne changez rien, c’était nickel, tout était bien préparé, les intervenants étaient supers. Pas une seule fois je ne me suis ennuyée. Tout était très adapté à chacun de nous et pourtant, nous étions très divers (des universitaires, des professionnelles du socio-culturels, des médiatrices scientifiques et de musée, des bibliothécaires, etc). Je me suis toujours sentie à ma place et on a toujours été un groupe dans lequel tout le monde a toujours fait attention à tout le monde. C’est pour ça que je suis favorable à ce qu’on se revoit tous.
Photo (c) Clément Foucard / Ombelliscience
Publié le 23 février 2026
